La peinture

Le Sacre - David

Rédigé par Nicolas Hirsch
Le 28/04/2009


 

Les styles sous l'Empire

Sous l'empire, plusieurs styles se côtoient, mais le néo-classicisme domine. Ce style trouve son inspiration dans la Rome ou la Grèce mythologique ou historique. Il participe ainsi à l'expression de l'anticomanie omniprésente (voir l'article correspondant). Ainsi les peintres tels que David, Gros, Gérard, Ingres, Girodet représentent dans leurs œuvres Jupiter, Œdipe, Léonidas, Socrate, Bélisaire ou Mars.

Le style Troubadour : Comme son nom l'indique s'intéresse au Moyen âge. Il s'illustre par des peintres tels que Richard et Revoil (Lyonnais tous les deux.)

Le style intimiste : Ce style qui a toujours existé revient sur les toiles. Il dépeint la vie quotidienne, des scènes de tous les jours et demeure donc une source inestimable d'information pour nous reconstituteurs.

Les paysagistes : Ces artistes mettent en scène les paysages. Le peintre Valenciennes est le plus connu pour ce courant qui porte en lui les germes du Romantisme à venir.


Eylau - Gros 

A côté de cela il ne faut pas oublier Vernet qui s'intéresse aux chevaux et Géricault qui se distingue de tous ces courants dominants.

La peinture sous l'empire est aussi, ne l'oublions pas, une peinture officielle, une peinture de propagande. Les commandes de Napoléon sont là pour laisser à la postérité les images fortes des grands évènements de son règne. En dehors des portraits officiels, les artistes de l'Empire se chargèrent d'immortaliser le Sacre, les batailles d'Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram, la traversée des Alpes, les pestiférés de Jaffa. Les commandes sont donc nombreuses. Mais Napoléon n'est pas un mécène, il attribue des prix, mais ces derniers servent une politique et une postérité. Son goût, de fait, se porte plus sur l'ostentatoire que sur l'esthétique.

David reste la figure incontournable de la période. Cet ancien montagnard, rassemble auprès de lui, près de 400 élèves venus de toute l'Europe. Son préféré est sans nul doute Gros, qui a immortalisé Eylau. Les meilleurs éléments sont les disciples, tandis que les rapins sont ceux à qui l'on confie que les basses besognes ou les tâches grossières.


Le serment des Horaces David 

Le matériel

Les tubes de peintures telles qu'on les imagine ne datent que de 1840. Ils sont en étain, ils permettent de conserver la pâte colorée, et offrent la liberté à l'artiste de parcourir les campagnes et peindre à même le motif la nature qui s'offre à sa vue. Mais pour l'époque qui nous intéresse, les peintres sont encore tributaires de la technique issue de la fin du Moyen âge et mise au point par les frères flamands Eyck. Ainsi sous la Révolution et l'Empire il faut réaliser sa pâte en broyant les pigments et en les mélangeant avec une huile siccative, le plus souvent de l'huile de lin. La préparation obtenue ne peut attendre et sèche très vite.

Quant aux pinceaux, les poils sont variés, blaireau, martre... c'est au XVIIIème siècle (1750) que la virole métallique fut inventée. La virole étant la partie qui lie les poils au manche. Ce qui permit une production plus industriel au produit dès 1789. Le pinceau devenant ainsi un monopole français.



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