Le crayon

Nicolas-Jacques Conté
Rédigé par Nicolas Hirsch
Le 19/04/2009


 

Le crayon tient son nom de la craie. C'est en effet dans cette roche tendre qu'étaient faits les premiers crayons, leur existence est attestée dès le XVIème siècle.
Puis l'on vînt à la mine de plomb. Dans un tube métallique fendu on insérait une mine de plomb maintenue à l'aide d'une bague coulissante. C'est en Angleterre, dans le Cumberland que l'on extrayait ce matériau que l'on appelait plombagine. Ce nom était impropre car cette roche ne contenait pas du plomb mais était une variété de carbone très pur. Mais le terme de crayon à mine de plomb resta dans les usages. L'Europe était donc tributaire de la production anglaise.
De fait, la guerre entamée avec la perfide Albion en 1792 amena une sorte de pénurie de crayons au sein de la jeune République française en pleine tourmente.
Carnot, membre du comité de Salut public demanda en 1794 a Nicolas-Jacques Conté, scientifique chef de brigade du corps des aérostiers et démonstrateur du Conservatoire des arts et métiers, d'inventer un substitut.

Conté met alors au point un mélange de graphite et d'argile, filé et cuit à plus de 1000°c. La mine ainsi obtenue est protégée et maintenue entre deux planches de cèdres rainurées. Cette invention est déposée sous l'appellation de brevet n°32.
Afin d'exploiter au mieux son invention Conté fonde avec son frère une société pour la fabrication du crayon. Le crayon conté, à la faveur du blocus, inonde l'Europe. La fin de l'empire ne met pas un terme à ce succès et Conté dès 1815 gagne le marché américain.



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